27/Jun/2022
La Commission d’Environnement du Parlement Européen est en train de débattre le texte de la FERC (Loi sur l’importation de produits à risque forestier), également appelée loi anti-déforestation, qui va être votée en septembre. La législation contient des lacunes extrêmement importantes afin de garantir les droits des peuples autochtones et la protection de leurs territoires.
Les pays européens, importateurs de produits brésiliens tels que le bœuf, le soja et le cuir, doivent assumer la responsabilité des impacts que ces chaînes de production à grande échelle ont sur les terres indigènes du Brésil. L’Europe est le deuxième plus grand marché pour la vente de soja produit au Brésil, ainsi qu’un important importateur de bœuf brésilien et d’autres produits à risque forestier. L’agro-industrie, l’exploitation minière et d’autres explorations à grande échelle exercent une forte pression sur la protection des biomes brésiliens, la garantie des droits des autochtones et le changement climatique. Ensuite, la demande européenne de matières premières amplifie ces conflits. Il est donc nécessaire d’imposer des limites et de créer des mécanismes de traçabilité respectueux avec les droits de l’homme et l’environnement. Le Brésil vit actuellement un moment délicat de démantèlement des politiques et des institutions, en plus d’une recrudescence de la violence dans les campagnes, comme l’a montré l’assassinat de l’indigéniste Bruno Araújo et du journaliste Dom Phillips. Selon le rapport de 2021 de Global Witness, le Brésil est le quatrième pays le plus violent pour les défenseurs de l’environnement et des droits humains.
Pour se concentrer sur ce débat, l’APIB a fait une tournée en Europe avec une délégation de leaders autochtones entre le 8 et le 17 juin. Les premiers jours, la délégation était à Paris, en France, suite à l’enquête sur l’affaire Casino, une chaîne françaises de supermarchés accusé de vendre des produits liés à la déforestation et à l’accaparement des terres au Brésil et en Colombie (vous pouvez en savoir plus sur l’affaire et la campagne de l’APIB en Europe ici). Dans la deuxième partie du voyage, entre le 13 et le 17 juin, le group des leaders autochtones de l’APIB était à Bruxelles, en Belgique, et a tenu plusieurs réunions avec des membres et des commissions du Parlement Européen pour se positionner sur la loi sur l’importation de produits à risque forestier (FERC) et pour exiger que le Parlement inclut les demandes des peuples autochtones dans cette législation.
Les ministres représentant les États membres de l’Union européenne présenteront leurs positions par rapport à la loi lors du prochain Conseil européen de l’environnement, qui aura lieu le 28 juin. Par la suite, la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire – qui est chargée de l’élaboration de la loi FERC – votera à la mi-juillet les propositions de modification du projet de loi présenté, dans le but d’avoir le texte définitif de la loi pour la votation en plénière du Parlement en septembre 2022.
Qu’est-ce que la loi sur l’importation de produits à risque forestier (FERC) propose actuellement ?
La proposition du Parlement européen avec la loi sur l’importation de produits à risque forestier (FERC ou European Commission’s Proposal for a regulation on deforestation-free products) est d’empêcher l’importation de produits qui favorisent la déforestation illégale au sein de leurs chaînes de production. Le projet de loi, présenté le 17 novembre 2021, vise à créer des sanctions pour les produits qui présentent un risque pour l’environnement, mais ne serait mis en œuvre que sur des terres considérées comme des forêts selon la définition de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). Cette définition ne tient pas compte d’une grande partie des biomes brésiliens et, par conséquent, exclut également la réalité d’une bonne partie des peuples autochtones du Brésil.
Si la définition actuelle des forêts de la FAO est prise en compte, certains biomes du Brésil seraient menacées en raison des filières de production de commodities à grande échelle : 75% du Cerrado, 89% de la Caatinga, 76% du Pantanal et 74% de la Pampa, selon les données de MapBiomas.
La loi proposée ne serait appliquée que dans 15% de la région du Pantanal, l’un des biomes les plus touchés par les incendies de ces dernières années, et ignore complètement le biome de la Pampa dans le sud du pays, où il y a des processus historiques d’invasion et d’occupation des terres de peuples indigènes, provoqués principalement par l’avancée des cultures de soja et du bétail. Le biome du Cerrado, avec seulement ¼ de sa superficie reconnue comme forêt selon la définition de la FAO, est aujourd’hui l’une des régions avec une avancée significative de l’agro-industrie et l’élevage. L’expansion de la frontière agricole dans la région de MATOPIBA (région forestière entre les États de Maranhão, Tocantins, Piauí et Bahia) provoque déjà des impacts sur la contamination des sols et de l’eau due à l’utilisation excessive de pesticides. La Forêt Atlantique (Mata Atlántica) et la Caatinga ne seraient pas non plus pleinement reconnues comme une forêt en risque même si elles sont intensément consommées et menacées respectivement par les activités industrielles et l’agro-industrie. L’Amazonie serait le seul biome avec la plus grande étendue reconnue comme forêt dans le cadre des considérations de la législation anti-déforestation. Cependant, environ 15% du biome amazonien ne serait pas protégé par cette loi, comme dans le cas du Lavrado, végétation présente dans certaines parties de l’État de Roraima, en plus d’autres parcelles de Cerrado présentes en Amazonie.
Une autre faiblesse de la proposition de la FERC est qu’elle exige uniquement que chaque pays soit responsable du respect de ses lois nationales. Cependant, cela implique un grand risque dans le contexte actuel de démantèlement des politiques publiques promues par un gouvernement anti-indigène comme celui qui existe actuellement au Brésil qui pourrait continuer à commercialiser certains produits sans violer aucune loi nationale. La loi proposée ne parle pas non plus du droit exclusif de possession et d’usufruit des peuples autochtones sur leurs terres ou de l’obligation de respecter les lois internationales, telles que l’article 169 de l’OIT.
Et la troisième et dernière faiblesse de la législation pointée par l’APIB est celle qui fait référence aux produits traçables et au délai de commercialisation. Le projet de loi se concentre sur six produits : le café, le cacao, la viande réfrigérée et séchée, l’huile de palme, le bois, le soja et les dérivés (tels que les aliments d’animaux à base de soja). Selon la loi, la chaîne de production de ces produits devrait être évaluée avant d’entrer dans l’Union européenne afin qu’aucun d’entre eux ne provienne de terres déboisées ou dégradées après le 31 décembre 2020. La loi exclut la traçabilité de la viande en conserve, du maïs et du coton, entre autres produits à risque. Dans le même temps, ce délai de commercialisation permet, par exemple, que la viande congelée, ainsi que les céréales stockées (comme le soja) qui ont été produites sur des pâturages déboisés en 2019 puissent être commercialisées.
Quelles sont les revendications de l’APIB par rapport à la législation anti-déforestation (FERC) ?
L’APIB lance un appel au Parlement Européen pour qu’il reconnaisse la réalité des impacts multidimensionnels et la responsabilité des dynamiques économiques et commerciales européennes sur les terres indigènes du Brésil. A cet effet, il demande notamment :
- Des mécanismes efficaces de suivi des chaînes de production de produits de base sont nécessaires car les pressions productives, économiques et financières ont un impact environnemental majeur et une augmentation de la violence contre les peuples autochtones, en particulier contre leurs leaders.
- Tous les biomes du Brésil doivent être inclus dans la loi européenne anti-déforestation, comme une réponse concrète à l’urgence climatique et aux cas de violence qui se sont multipliés sur nos territoires, avec l’encouragement du gouvernement brésilien. L’APIB souhaite que la définition de la FAO sur les forêts ne soit pas utilisé, pour ainsi permettre qu’en plus de l’Amazonie, cette législation inclut également la protection du Cerrado, du Pantanal, de la Pampa, de la Mata Atlántica et de la Caatinga.
- Il est nécessaire de considérer la position des peuples autochtones : aller au-delà des objectifs établis dans les accords internationaux, considérer le rôle vital que jouent les communautés autochtones dans les responsabilités climatiques en tant que gardiens de la forêt et prendre en compte l’opinion de ceux qui souffrent directement les impacts des chaînes de production de matières premières prédatrices au Brésil.
« Pour nous, peuples autochtones, aucun biome n’est différent, ils font tous partie du territoire brésilien, qui est un territoire autochtone. Et nous, les peuples autochtones, sommes dans tous ces biomes. Il est donc important que la législation européenne anti-déforestation les considère tous », déclare Kretã Kaingang, coordinatrice exécutive de l’APIB. «Ce qui fait mal avec le soja, ce qui fait mal avec les meurtres, ce qui fait mal avec l’invasion des territoires, ce qui paralyse la démarcation des terres indigènes se produit dans tous les biomes. Avec l’inclusion de tous les biomes dans cette législation, nous avons plus de force pour défendre ces biomes. Nous le faisons déjà sans loi, mais nous savons qu’en Europe les produits qui sont achetés viennent de tous ces biomes, pas seulement de l’Amazonie, et leur protection influence notre vie quotidienne », ajoute Kaingang.
Plus de détails dans le document préparé par l’APIB : « Message au Parlement européen sur l’urgence d’adopter la loi européenne anti-déforestation (FERC) ».
Comment s’est déroulée la campagne de plaidoyer de l’APIB au Parlement Européen?
Jeudi 16 juin, la délégation de l’APIB avec Extinction Rebellion se sont mobilisés devant la Commission Européenne pour exiger que les parlementaires incluent les revendications des peuples autochtones sur la loi FERC. (Voir les photos de l’acte ici)
« Notre influence au Parlement Européen était très nécessaire pour racconter notre situation en tant que peuples autochtones du Brésil. Grâce à ce dialogue avec le Parlement Européen, il sera peut-être possible de modifier le projet de loi que nous appelons en portugais anti-déforestation. Nous sommes ici devant une opportunité d’intervenir au niveau international en tant qu’organisation indigène, car il est difficile de se faire entendre dans le contexte actuel du Brésil avec ce gouvernement anti-indigène et fasciste, qui ne cherche que le profit aux dépens de ceux qui vivent sur cette terre comme nous », explique Crisanto Rudzö Tseremey’wá, leader de la Coordination des organisations indigènes de l’Amazonie brésilienne (COIAB).
Pendant le séjour de la délégation à Bruxelles, d’autres réunions importantes ont eu lieu, telles que des rencontres avec José Manuel Fernandes, président de la délégation brésilienne auprès de l’Union Européenne ; Jérémy Decerle, eurodéputé français ; et Anne-Margreet Sas, représentante de l’agriculture au sein du comité permanent du Royaume-Uni et des Pays-Bas au Parlement Européen. Au cours des trois réunions, les parlementaires étaient intéressés à comprendre la situation actuelle du Brésil subie par les peuples autochtones, mais ont affirmé qu’à l’heure actuelle il ne serait pas possible d’inclure d’autres biomes dans la loi anti-déforestation. Éventuellement, après l’adoption de la loi par le Parlement (qui devrait avoir lieu en septembre 2022), l’inclusion d’autres biomes et/ou une définition plus large des forêts/végétations pourraient être incluses dans l’examen réglementaire, qui devrait avoir lieu en 2024. Cela était le même discours utilisé par les techniciens du Conseil général de l’environnement et du Centre de recherche du Parlement européen sur l’inclusion des biomes.
Ils ont également réitéré que les droits de l’homme, y compris ceux des peuples autochtones, devraient être établis dans une autre législation sur la diligence raisonnable (encore en cours d’élaboration par le Parlement) plutôt que dans une loi anti-déforestation. Ces réunions ont frustré la délégation de l’APIB, de voir que le Parlement Européen n’est pas si engagé à atténuer sa traînée de destruction pour garantir l’approvisionnement en certains commodities à risque forestier.
D’autre part, il y a eu des moments de soutien, comme la rencontre avec des membres du Groupe des Verts du Parlement européen, formé par Michèle Rivasi, Grace O’Sullivan, Francisco Guerreiro, Anna Cavazzini, entre autres. Lors d’un déjeuner avec une partie de la délégation de l’APIB, ils ont renforcé le réseau de soutien à la construction d’une loi anti-déforestation ambitieuse, qui répond aux demandes des peuples autochtones et de ceux qui sont les plus touchés par la production de matières premières. En plus des rencontres avec des membres du Parlement Européen, la délégation de l’APIB a profité de l’occasion pour rencontrer son réseau de partenaires en Europe, tels que FERN, Greenpeace, Global Witness, Friends of Earth pour renforcer les alliances et discuter des actions stratégiques pour promouvoir garantir le respect des droits des peuples autochtones.
Voir plus de photos de l’APIB Tour en Europe :
Quelle est l’importance d’une mobilisation internationale des peuples autochtones ?
Dans un scénario de démantèlement des politiques publiques au Brésil et d’avancée illégale des industries (agroalimentaire, élevage, mines, énergie, hôtellerie), la demande productive et économique émanant de l’Union Européenne et d’autres pays et blocs économiques pour certains produits à risque alimente et accélère les processus d’invasion, d’expropriation et de destruction des peuples autochtones et de leurs terres. Le droit au territoire est garanti par la Constitution fédérale de 1988, à travers le processus de démarcation, sous la responsabilité du pouvoir exécutif brésilien. Cependant, dans un scénario où le président du Brésil est le plus grand ennemi des peuples autochtones car il renforce l’avancement de l’agro-industrie et la fragilité des institutions d’inspection, il appartient aux partenaires économiques et commerciaux du Brésil d’exiger et de faire pression pour le respect des droits des peuples autochtones.
De plus, l’APIB dénonce que les meurtres de l’indigéniste Bruno Araújo et du journaliste Dom Phillips ne sont pas des cas isolés, mais une conséquence de la violence systématique promue par l’État militariste et anti-indigène commandé par le génocidaire Jair Bolsonaro. « Ils ont trouvé les corps de Bruno Araújo et Dom Phillips. C’est la situation réelle dans notre pays et c’est pourquoi nous sommes ici en Belgique, pour porter ces plaintes et pour dialoguer avec les députés sur les lois qui sont en train d’être créées ici en Europe et qui affectent directement nos vies sur nos territoires », dit-il Eunice Kerexu, coordinatrice exécutive de l’APIB. « Nous ne sommes pas ici pour dire stop à cette exportation, mais pour renforcer la nécessité de créer une législation qui nous aide à protéger nos vies et nos territoires », ajoute Kerexu.
À propos de l’articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB)
L’APIB est la plus grande instance de représentation du mouvement indigène brésilien et, depuis sa création, a rempli son engagement de lutter pour la garantie des droits constitutionnels des peuples autochtones. Que ce soit au niveau national ou international, l’APIB et ses sept organisations de terrain sont mobilisées pour protéger les territoires, les communautés, les personnes.
Les peuples autochtones, articulés à travers leurs organisations régionales avec l’APIB, recherchent auprès de toutes les instances – nationales et internationales – la mise en responsabilité des responsables de cette destruction. Au niveau international, l’APIB, en plus de participer aux événements et débats sur le climat, cherche à responsabiliser les agents responsables de la dynamique d’invasion, d’exploitation illégale et de destruction des territoires autochtones, ainsi qu’à influencer le débat sur l’élaboration du nouveau cadre juridique européen sur l’importation des matières premières à risque forestier(FERC). Au Brésil, l’APIB a historiquement mobilisé le mouvement indigène et fait face aux politiques anti-indigènes qui sont en cours à la Cour Suprême Fédérale et à la Chambre des députés, formant la première ligne de protection des peuples autochtones, des terres indigènes et de l’environnement. Afin de protéger les territoires indigènes et de faire respecter les droits constitutionnels, l’APIB résiste et avance à différentes échelles.
29/Oct/2021
El movimiento indígena movilizó a la mayor delegación de líderes brasileños en la historia de la conferencia climática para demandar la demarcación de tierras indígenas como solución
La Articulación de los Pueblos Indígenas de Brasil (Apib), junto con todas sus organizaciones de base, movilizó la mayor delegación de líderes indígenas brasileños en la historia de la Conferencia del Clima (COP26) para demandar soluciones a la crisis climática. Más de 40 representantes de los pueblos originarios brasileños estarán en Glasgow, Escocia, entre el 31 de octubre y el 12 de noviembre con la propuesta de ocupar la Conferencia para alertar al mundo sobre la necesidad de demarcar Tierras Indígenas y proteger a los pueblos indígenas para el futuro del planeta.
“Nos oponemos a las falsas soluciones basadas en innovaciones tecnológicas elaboradas desde la misma lógica desarrollista y productivista que provoca el cambio climático. Criticamos las soluciones que no reconocen a los pueblos indígenas y comunidades locales como el punto central en la defensa de los bosques, la reducción de la deforestación y de los incendios, y como imprescindible para asegurar el objetivo declarado de mantener el calentamiento global por debajo de 1,5 grados centígrados ”, destaca un extracto del mensaje de Apib a los líderes mundiales, empresarios, gestores públicos y organizaciones que asistirán a la COP26.
La delegación indígena brasileña en la conferencia denunciará el genocidio y ecocidio indígena que se pasa en Brasil, agravado por la pandemia Covid-19 y el proyecto de muerte del Gobierno Federal. En el Día Internacional de los Pueblos Indígenas, el 9 de agosto, Apib presentó una declaración sin precedentes ante la Corte Penal Internacional (CPI) para denunciar al gobierno de Bolsonaro por genocidio.
“Manejamos y protegemos nuestros biomas al precio de la sangre de millones de familiares. El genocidio de los pueblos originarios, la persecución de los defensores de los territorios y la toma ilegal de nuestras tierras es el más grave y más longo crimen que ha producido la humanidad a lo largo de su historia. Este es un crimen en curso y presente, que denunciamos en todas las instancias que ocupamos ”, refuerza la delegación en un mensaje.
Según la organización, esta es la mayor delegación de líderes indígenas brasileños en la historia de la COP. Apib ha participado en la conferencia desde 2014, y había movilizado, en 2019, a un grupo de 18 personas para la última COP, que hasta entonces fue la mayor participación de líderes en el encuentro. En este contexto de la pandemia Covid-19, que afectó a miles de millones de personas, los pueblos indígenas refuerzan la necesidad de respetar la biodiversidad presente en los territorios indígenas.
Para la delegación indígena, la política actual del Gobierno Federal es perjudicial para el medio ambiente, el clima y las comunidades tradicionales. Apib y sus organizaciones indígenas denuncian constantemente las invasiones de territorios, la contaminación de ríos y manantiales por pesticidas y mercurio, y la deforestación desenfrenada de la Selva Amazónica, el Cerrado y el Pantanal. Según la organización, a pesar de este escenario, los fondos económicos continúan apoyando económicamente la codicia desenfrenada que está destrozando el planeta.
Aunque sean responsables de proteger la mayor parte del patrimonio forestal mundial y, en consecuencia, la capacidad de almacenar más de 293 gigatoneladas de carbono, un tercio de las tierras indígenas y comunitarias en 64 países están amenazadas por la falta de demarcación
Brasil, originalmente Tierra Indígena, hoy reserva solo el 13,8% del territorio nacional a sus pueblos originarios. Y esta porción del territorio es la más preservada en los últimos 35 años, representando menos del 1% de la deforestación en Brasil en el período. Además de no significar la extensión total de los bosques protegidos por los pueblos indígenas – y cuyo proceso de demarcación está paralizado -, los territorios tradicionales ya demarcados se encuentran bajo una fuerte amenaza legislativa, en un intento inconstitucional de negar la presencia tradicional de los pueblos indígenas en el país, y la ocupación de sus tierras mucho antes de la formación del Estado brasileño.
“Vamos a Glasgow para advertir una vez más al mundo, y esta vez con más gravedad: ¡la humanidad está llevando el destino de todos nosotros al caos y la muerte! Nuestra Madre Tierra está agotada. El futuro del planeta y las especies que lo habitan depende de nuestra capacidad global de cooperar para defender y fortalecer a los pueblos indígenas y las comunidades locales, garantizar la seguridad de los territorios tradicionales de los intereses económicos depredadores y crear y promover soluciones efectivas basadas en el clima, en la naturaleza y en las comunidades que la protegen”, refuerza la organización de la delegación.
Mensajes
Lea el mensaje de Apib a los líderes mundiales, gestores de políticas públicas, empresarios y organizaciones de la sociedad civil reunidos en la COP LINK
Lea la declaración de los pueblos indígenas de la Amazonía brasileña frente a la crisis climática elaborada por la Coordinación de Organizaciones Indígenas de la Amazonía Brasileña LINK
Servicio:
Que: Pueblos Indígenas de Brasil movilizan la más grande delegación de la historia de la Conferencia del Clima
Cuándo: 31 de octubre al 12 de noviembre
Onde: Glasgow, Scotland
Contactos de prensa:
Caio Mota (Apib): +55 65 99686-6289
Hony Sobrinho (Apib): +55 61 8210-1165
Paulo Martins (Apib): +55 11 95658-0753
09/Sep/2021
La ascendencia de los guerreros indígenas de todos los países de América Latina es el vínculo que conecta la lucha por sus vidas y por sus territorios.
Brasilia, 9 de septiembre de 2021 – Un grupo de 7 mujeres de 7 pueblos de la Amazonía ecuatoriana llegó a Brasilia para sumarse a la Segunda Marcha de Mujeres Indígenas, en una manifestación de solidaridad y apoyo a la lucha de sus hermanas indígenas en Brasil.
“Viajamos miles de kilómetros en solidaridad con nuestras hermanas y compañeras brasileñas, ya que sus luchas son similares a las nuestras, ya que los estados republicanos violan sistemáticamente nuestros derechos como mujeres, como indígenas, como seres humanos”, dice Lineth Calapucha, vicepresidenta de el Pueblo Kichwa, de Pastaza.
El grupo fue recibido por las líderes de la Articulación Nacional de Mujeres Indígenas Guerreras de la Ancestralidad, con gran alegría y respeto. “Entendemos que nuestra hermandad nace de una ancestralidad compartida, de los tiempos en que no había fronteras que nos separaban artificialmente, ni proyectos genocidas del Estado que robaran nuestras tierras y mataran a nuestros pueblos”, destaca Braulina Baniwa, dirigente de ANMIGA.
Las hermanas de Ecuador participarán en las actividades de la Segunda Marcha de Mujeres Indígenas, que se realiza hasta el sábado, en los campos de FUNARTE, y tiene como tema “Reforestando mentes para la curación de la tierra”.
Sônia Guajajara, coordinadora ejecutiva de APIB y líder de ANMIGA refuerza el vínculo entre las mujeres indígenas de Brasil y la Amazonía: “La Amazonía es nuestra casa común y debemos unir fuerzas para evitar el avance de la ambición, el fuego, los pastos y las motosierras. La situación es urgente, por eso estamos aquí y así estaremos siempre: juntas y fuertes ”.
Esta poderosa articulación de las mujeres surge de la percepción de que el enemigo al que se enfrentan es violento y destructivo, pero la fuerza de las mujeres indígenas es más grande, ya que son guerreras ancestrales que brindan al mundo la posibilidad de prevenir la crisis climática y ambiental que estamos viviendo empeore.
El papel de las tierras indígenas en la preservación de los bosques en América Latina es reconocido por la ONU, como lo afirma la FAO en el informe “Pueblos indígenas y gobernanza forestal”, publicado en 2021. El informe afirma que las tierras indígenas son los territorios mejor conservados en la región – y las mujeres son agentes fundamentales para este resultado, ya que son las que cuidan los territorios de manera más directa y cotidiana.
“Somos mujeres, somos indígenas. Somos mujeres indígenas, mujeres de la tierra, mujeres curanderas que defendemos la vida ”, dice Nina Gualinga, de la Organización Mujeres Amazónicas, en una declaración que define la fuerza y la diversidad cultural que se reúne en Brasilia.
03/Sep/2021
El evento reunirá cerca de 4.000 mujeres de 150 pueblos, de todas las regiones del país y continuará las movilizaciones del movimiento indígena en defensa de sus derechos en la capital federal.
Entre el 7 y el 11 de septiembre, la Articulación Nacional de Mujeres Indígenas Guerreras de la Ancestralidad (Anmiga) realiza la Segunda Marcha Nacional de Mujeres Indígenas, en Brasilia. Con el tema “Mujeres Originales: Reforestando mentes para la cura de la Tierra”, se espera la participación de unas 4.000 mujeres, de más de 150 pueblos, provenientes de todos los biomas de Brasil, durante los 3 días de actividades que se realizan en el espacio de la Fundación Nacional de las Artes (FUNARTE).
“Buscamos garantizar nuestros territorios, los que nos precedieron, para las generaciones presentes y futuras, defendiendo el medio ambiente, este bien común que garantiza nuestras formas de vida como humanidad. Más que un mero recurso físico, es el sítio de los espíritus de los bosques, los animales y las aguas de la vida en su conjunto, fuente de nuestro conocimiento ancestral ”, refuerza el comunicado de Anmiga sobre la marcha.
La movilización se realizó por primera vez en 2019, y virtualmente en 2020 debido a la pandemia Covid-19. Los protocolos sanitarios de la segunda marcha refuerzan todas las normas existentes y recomendadas para combatir el coronavirus.
Según la organización de la marcha, las delegaciones de mujeres están orientadas a priorizar la participación de personas que han completado su ciclo de inmunización contra Covid-19, con al menos dos dosis de la vacuna, o con la dosis única. El uso de máscara durante las actividades es obligatorio y los testes se realizarán desde la llegada de las personas al evento.
El equipo de salud de la marcha incluye profesionales de salud indígenas en asociación con la Asociación Brasileña de Salud Colectiva (Abrasco), la Fundación Oswaldo Cruz (Fiocruz), la Clínica de Salud Indígena de la Universidad de Brasilia (Asi / UNB), el Departamento de Salud del Distrito Federal y con el Hospital Universitario de Brasilia (HUB).
Movilización permanente
“Afirmamos que las mujeres indígenas estarán en primera línea para enterrar de una vez por todas la tesis tel ‘marco temporal’, durante la 2ª marcha de mujeres indígenas”, enfatiza la coordinación de Anmiga.
Desde el 22 de agosto, más de seis mil indígenas, de 176 pueblos, de todas las regiones del país, estuvieron presentes en Brasilia, reunidos en el campamento “Lucha por la vida”, que es la movilización más grande en la historia del movimiento indígena. Encabezados por la Articulación de los Pueblos Indígenas de Brasil (Apib), en asociación con todas sus organizaciones regionales, los pueblos indígenas están siguiendo el juicio de la Corte Suprema de Brasil (STF) que definirá el futuro de las demarcaciones de Tierras Indígenas y también protestan contra la agenda anti-indígena del gobierno de Bolsonaro y dentro del Congreso Nacional.
Tras el inicio del juicio, el 26 de agosto, y el anuncio de que se reanudaría este miércoles (1/09), los indígenas decidieron mantener la movilización en Brasilia y en los territorios. Alrededor de 1.200 líderes indígenas, en representación de sus pueblos, permanecieron en Brasilia y el campamento “Lucha por la vida” fue trasladado a una nueva ubicación, Funarte.
El grupo continuará siguiendo el juicio y unirá fuerzas con la 2ª Marcha de Mujeres Indígenas en una propuesta de movilización permanente – la Primavera Indígena.
Calendario
El 7 de septiembre estará dedicado a dar la bienvenida a las delegaciones en Brasilia, con actividades de orientación y pruebas para Covid-19. El Foro Nacional de Mujeres Indígenas arranca el miércoles 8, y toda la movilización seguirá al regreso del juicio por la Corte Suprema a las 2 pm (GMT-3).
El jueves (9), la Marcha de Mujeres Indígenas se dirigirá a la Plaza de los Tres Poderes, y el 10, ultimo día de las actividades contará con el lanzamiento de la movilización “Reflorestarmentes”. Todas las actividades se pueden seguir en el sitio web: anmiga.org
31/Ago/2021
La sesión está programada para comenzar a las 2 pm (GMT-3), con declaraciones orales de las partes involucradas en el proceso; Los pueblos indígenas se movilizan en Brasilia y en los territorios para seguir el juicio.
Programado para comenzar a las 2:00 PM (GMT-3) del miércoles 1 de septiembre, la Corte Suprema de Brasil (STF) reanuda el juicio sobre la “tesis del marco temporal” para la demarcación de Tierras Indígenas (TI), suspendida el jueves pasado (26 ) después de la presentación por parte del juez Edson Fachin de su informe. Aún el jueves pasado, el presidente de la Corte, Luiz Fux, confirmó que el caso se reanudaría como primer punto del cronograma de la Corte, ya que configura un tema “muy relevante” y debe tener una decisión esta semana o en los “días siguientes”.
Con el informe ya presentado, la sesión se reanudará con la argumentación de las partes del proceso: de la Fiscalía General de la Unión (AGU), en representación de la Unión; abogados de la comunidad Xokleng, de TI Ibirama-LaKlãnõ (SC), objeto de la acción original; el Instituto de Medio Ambiente del estado de Santa Catarina (IMA), que propuso la acción; además de la Procuraduría General de la República (PGR), que está obligada a manifestarse en juicios relacionados con temas indígenas. AGU, PGR y las partes del proceso tendrán cada una 15 minutos de discurso.
Luego, debe haber 34 discursos de los amici curiae – “amigos de la Corte”, que son organizaciones que se ocupan directamente de los temas bajo análisis y, desde esta posición, pueden aportar puntos de vista relevantes para apoyar a los Magistrados a desarrollar sus decisiones.
21 amici curiae están registrados para hablar a favor de los derechos de los pueblos indígenas. Se tratan de abogados indígenas, incluido el abogado de Apib, Eloy Terena, y de organizaciones e instituciones indigenistas, socioambientales y de derechos humanos; otros 13 amici curiae hablan por la posición contraria, vinculados a representaciones y entidades agroindustriales. Cada discurso tendrá una duración de cinco minutos.
“Leer el informe ya es un paso extremadamente importante. Se trató de un detallado informe del Magistrado Edson Fachin, que plantea los principales temas involucrados en la disputa procesal de este recurso extraordinario: los vínculos de posesión de las áreas con ocupación tradicional indígena, a la luz del artículo 231 de nuestra Constitución Federal ”, destaca Rafael Modesto, asesor legal del Consejo Indígena Misionero (Cimi) y abogado del pueblo Xokleng en el caso.
Se espera que las presentaciones orales de las partes, la AGU, la PGR y los amici curiae duren casi toda la tarde del miércoles. En la secuencia, el primer ministro a leer su voto es el relator, Edson Fachin.
Los pueblos originarios, organizaciones indígenas e indigenistas esperan que el relator, Edson Fachin, que ya presentó su voto cuando el proceso estaba en el Plenario Virtual, “traiga un voto similar o idéntico al que ya había presentado, en contra de la ‘tesis del marco temporal’. La tesis es rechazada por pueblos indígenas, organizaciones de apoyo y sociedad civil, artistas, intelectuales, sociedad en su conjunto. Defendemos la ley original, asociada a la ‘tesis del indigenato’, que es la voluntad del constituyente original de 1988 ”, refuerza el abogado del pueblo Xokleng.
Después de Fachin, los otros nueve ministros deben presentar sus votos. Aún pueden solicitar una nueva suspensión del proceso para analizarlo mejor, la llamada solicitud de “vistas”.
Tesis controvertidas
La Corte analizará la acción de desalojo interpuesta por el gobierno de Santa Catarina contra el pueblo Xokleng, en referencia a la TI Ibirama-Laklãnõ, donde también viven los pueblos Guaraní y Kaingang. El caso recibió, en 2019, el estatuto de “repercusión general”, lo que significa que la decisión servirá de directriz para la administración federal y todas las instancias de Justicia en lo que respecta a los procedimientos de demarcación.
En el centro de la disputa hay dos tesis:
La llamada tesis del “marco temporal”, una tesis ruralista que restringe los derechos indígenas. Según esta interpretación, considerada inconstitucional, los pueblos indígenas sólo tendrían derecho a las tierras que estaban en su poder el 5 de octubre de 1988, fecha de promulgación de la Constitución. Esta tesis es defendida por empresas y sectores económicos interesados en explorar y apropiarse de tierras indígenas.
A la tesis del marco temporal se opone la “teoría del indigenato”, consagrada en la Constitución Federal de 1988. Según ella, el derecho indígena a la tierra es “original”, es decir, es anterior a la formación del propio Estado brasileño, independientemente de un fecha prueba concreta de la posesión de la tierra (“marco temporal”) e incluso el procedimiento administrativo de demarcación territorial. Esta tesis es defendida por pueblos y organizaciones indígenas, indigenistas, ambientalistas y organizaciones de derechos humanos.
“Nuestra historia no comenzó en 1988, y nuestras luchas son milenarias, es decir, han persistido desde que los portugueses y los sucesivos invasores europeos desembarcaron en estas tierras para apoderarse de nuestros territorios y sus riquezas”, reafirma el movimiento indígena en una nota publicada el sábado (28). Los pueblos indígenas también aseguran que continúan “resistiendo, reclamando respeto por su forma de ver, ser, pensar, sentir y actuar en el mundo”.
Movilización indígena
La semana pasada, seis mil indígenas de 176 pueblos de todas las regiones del país se reunieron en Brasilia en el campamento “Lucha por la vida” para seguir el juicio de la Corte Suprema y reclamar sus derechos, protestando también contra la agenda anti-indígena implementada por el gobierno de Bolsonaro y por el Congreso Nacional, en la más grande movilización indígena de los últimos 30 años.
Tras el inicio del juicio y la previsión de que se reanudaría este miércoles (1°), los indígenas decidieron mantener la movilización en Brasilia y en sus territorios. Así, alrededor de mil líderes indígenas, en representación de sus pueblos, permanecieron en Brasilia y el campamento “Lucha por la vida” fue trasladado a una nueva ubicación.
A primeras horas de la tarde de este miércoles (1 °), los pueblos indígenas que permanecen en Brasilia saldrán del campamento marchando hacia la Praça dos Três Poderes, donde seguirán el juicio del STF.
Siguiendo los protocolos sanitarios para combatir el Covid-19, el grupo permanecerá hasta el 2 de septiembre y luego unirá fuerzas con la Segunda Marcha de Mujeres Indígenas, que se realiza entre el 7 y el 11 de septiembre.
30/Ago/2021
En memoria de nuestros antepasados, quienes nos dieron su vida para que podamos existir. En memoria de los ‘encantados’ que nos trajeron aquí para continuar su lucha en defensa de nuestros cuerpos, tierras y territorios, nuestra identidad y culturas diferenciadas, comunicamos a las sociedades brasileña e internacional que permaneceremos permanentemente movilizados en defensa de la VIDA y de la DEMOCRACIA.
Nuestra lucha no es solo para preservar la vida de nuestros pueblos sino de toda la humanidad, hoy seriamente amenazada por la política de exterminio y devastación de la Madre Naturaleza impulsada por las élites económicas -que heredaron la codicia del poder expansionista colonial, mercantil y feudal- y por gobernadores como el genocida Jair Bolsonaro.
La Articulación de Pueblos Indígenas de Brasil (Apib) inició el 22 de agosto el campamento Lucha por la Vida en Brasilia y reafirma en esta carta que permaneceremos movilizados hasta el 2 de septiembre de 2021 para luchar por nuestros derechos. Hoy, esta es la mayor movilización en la historia de los pueblos originarios, en la Capital Federal, lo que refuerza nuestra afirmación: ¡nuestra historia no comienza en 1988!
Incluso poniendo en riesgo nuestras vidas, en el contexto todavía gravemente peligroso de Covid19, estamos aquí para decirles a los invasores de nuestros territorios que no pasarán, a pesar de los intensos ataques a nuestros derechos fundamentales garantizados por la Constitución Federal de 1988.
Ocupamos los medios de comunicación, las calles, los pueblos y Brasilia para luchar por la democracia, contra la agenda racista y anti-indígena que está implementando el Gobierno Federal y el Congreso Nacional y para monitorear el juicio en el Supremo Tribunal Federal (STF), que definirá el futuro de nuestros pueblos.
Durante el mes de junio de 2021, realizamos el Levante por la Tierra, inaugurando nuestras primeras actividades in situ (después de la pandemia), en Brasilia, para enfrentar el agravamiento de la violencia contra la vida indígena. A partir de entonces, iniciamos un nuevo ciclo de luchas, considerando que, desde marzo de 2020, solo nos reunimos virtualmente y dentro de nuestros territorios, debido a la pandemia.
Ante muchos virus, incluida la política genocida de Bolsonaro, iniciamos nuestra ‘Primavera Indígena’ que pretende ocupar Brasilia constantemente, en 2021, además de continuar en las redes sociales y en los territorios movilizados.
Del 7 al 11 de septiembre, las mujeres indígenas estarán en la primera línea para enterrar de una vez por todas la tesis del marco temporal, durante la Segunda Marcha de Mujeres Indígenas: las originarias reforestando mentes para la cura de la Tierra.
El día 26, el STF inició la sentencia que definirá la demarcación de Tierras Indígenas (TI). Sin un final a la vista, los pueblos indígenas aún se movilizan para monitorear el resultado de las votaciones de los magistrados de la Corte Suprema.
Lucharemos hasta el final para mantener nuestro derecho original a las tierras que tradicionalmente ocupamos y protegemos. Ser parte de este país, manteniendo nuestra condición de pueblos culturalmente diferenciados, aunque las autoridades públicas y las corporaciones privadas nos consideren obstáculos al desarrollo. Este desarrollo, que desde los inicios de la invasión europea ha sido devastador, etnocida, genocida y ecocida, y que en los tiempos actuales ha encontrado, y no por casualidad en este desgobierno, un prototipo para perpetuar su proyecto de dominación.
¡Somos hijos de la Tierra! Y la Tierra no es nuestra, somos nosotros los que formamos parte de ella. Es el útero el que nos genera y los brazos los que nos acogen. ¡Por eso le damos nuestra vida! En nuestra tradición nunca ha existido este tema de regular quién es dueño de la tierra o no, ya que nuestra relación con ella nunca fue de posesión. Nuestra posesión es colectiva como es el usufructo. Este es el fundamento básico de nuestra existencia, lo que todavía no es comprendido por el desconocimiento de la llamada cultura de la civilización occidental, incluso después de 521 años.
Esta contradicción está en la base de las disputas que los herederos o descendientes de los invasores insisten en mantener contra nosotros. ¡Se disputan implacablemente nuestros territorios sin tregua, durante las diferentes fases de la formación y configuración del Estado Nacional Brasileño y en la actualidad!
Las élites neocoloniales, también promotoras y beneficiarias de la dictadura militar, se apoderaron de la más grande parte del actual Congreso Nacional y continúan defendiendo la continuidad de su control hegemónico, dominación sobre cuerpos, tierras y territorios y no solo pueblos indígenas. Pretenden hacernos creer que van a traer desarrollo a Brasil, cuando, de hecho, están impulsando un Proyecto por la Muerte de la Madre Naturaleza – de bosques, ríos, biodiversidad – y por los pueblos y culturas que poseen sabiduría milenaria acumulada, fuera de las instituciones científicas. Según los datos más recientes del Panel de Cambio Climático de la ONU, existe un aumento innegable de la temperatura del planeta, inundaciones, entre otros desastres ambientales, obviamente provocados por este modelo de desarrollo.
Teniendo en cuenta todos estos factores, decimos NO a todas y cada una de las iniciativas que ignoren nuestra protección histórica y estratégica de la vida, de la humanidad y del planeta. También decimos NO a todos aquellos que se proponen violar nuestros derechos a través de cientos de acciones administrativas, legales, legislativas y judiciales.
Nuestra historia no comenzó en 1988, y nuestras luchas son milenarias, es decir, han persistido desde que los portugueses y los sucesivos invasores europeos llegaron a estas tierras para apoderarse de nuestros territorios y sus riquezas. Por eso seguiremos resistiendo, reclamando respeto por nuestra forma de ver, ser, pensar, sentir y actuar en el mundo.
Bajo el amparo del texto constitucional, confiamos en que la Corte Suprema refuerce nuestro derecho original a la tierra, que no depende de una fecha concreta de prueba de ocupación, como defienden los invasores. A través de la tesis del marco temporal, los colonizadores actuales quieren ignorar que ya estábamos aquí cuando sus ascendientes diezmaron a muchos de nuestros antepasados, levantando el estado nacional actual sobre sus cadáveres.
Apoyados por nuestra ascendencia y el poder de nuestros pueblos, nuestra espiritualidad y la fuerza de nuestros espíritus encantados que aprecian el Bem Viver (Buen Vivir), nuestro y de la humanidad, ¡decimos no a la tesis del marco temporal! Llamamos a las sociedades nacionales e internacionales, en especial a las distintas organizaciones y movimientos sociales que siempre han estado con nosotros, y sobre todo a nuestras bases, pueblos y organizaciones indígenas a permanecer vigilantes y movilizados en defensa de nuestros derechos.
Brasilia – DF, 27 de agosto de 2021.
Campamento Lucha por la Vida
Articulación de Pueblos Indígenas de Brasil – APIB
Movilización Nacional Indígena – MNI
23/Ago/2021
Más de 5.000 indígenas de todas las regiones de Brasil se reúnen en Brasilia para reclamar sus derechos
El segundo día del Campamento Lucha por la Vida comenzó con la presentación de las delegaciones indígenas reunidas en el campamento. En este momento, más de 4.000 indígenas, de 117 pueblos de todas las regiones de Brasil están presentes en la Esplanada dos Ministérios en Brasilia. Esta mañana, en una presentación de las culturas indígenas, las delegaciones tuvieron la oportunidad de exhibir sus danzas y cantos tradicionales, reforzando la ascendencia cultural compartida entre los pueblos.
Por la tarde, la coordinación de Apib y sus organizaciones regionales tuvieron un momento para presentar sus consideraciones sobre los desafíos que enfrentan los Pueblos Indígenas en todo el país. Las organizaciones regionales que integran la Apib son: Articulación de Pueblos Indígenas del Nordeste, Minas Gerais y Espírito Santo (APOINME), Consejo Popular Terena, Articulación de Pueblos Indígenas del Sureste (ARPINSUDESTE), Articulación de Pueblos Indígenas del Sur ( ARPINSUL), Gran Asamblea de Pueblos Guaraní Kaiowá (Aty Guasu), Coordinación de Organizaciones Indígenas de la Amazonía Brasileña (COIAB) y Comisión Guaraní Yvyrupa.
Los pueblos indígenas de Brasil reciben apoyo internacional
El campamento fue visitado por una delegación de la Internacional Progresista, articulación que aglutina a organizaciones de derechos humanos, partidos políticos, sindicatos y otras instituciones del campo progresista de varios países. La delegación fue recibida por representantes de los pueblos Munduruku y Kayapó, quienes aprovecharon el encuentro para denunciar los impactos que están enfrentando por proyectos de infraestructura cercanos a sus tierras.
Representantes de la Apib entregaron copias del Dossier Internacional difundido la semana pasada que se trata de instrumento de denuncia para la comunidad internacional. El documento trae una serie de denuncias sobre las amenazas y violencias perpetradas por el Gobierno de Bolsonaro contra los Pueblos Indígenas.
También hoy, una delegación de Apib fue invitada a visitar la Embajada de Noruega, donde pudieron entregar el Dossier Internacional y demandar el apoyo para la lucha de los pueblos indígenas al Embajador Nils Martin Gunneng y al oficial de programa, Sr. Kristian Bengston.
Naciones Unidas reafirman los derechos de los Pueblos Indígenas en Brasil
Francisco Cali Tzay, Relator Especial de la ONU para los derechos de los pueblos indígenas pidió hoy a la Corte Suprema (STF) que garantice los derechos de los pueblos indígenas a sus tierras y territorios, y que rechace un argumento legal impulsado por agentes comerciales con el objetivo de explorar recursos naturales en tierras indígenas tradicionales, refiriéndose a la tesis del Marco Temporal.
“Aceptar una doctrina de marco temporal resultaría en una denegación de justicia significativa para muchos pueblos indígenas que buscan el reconocimiento de sus derechos tradicionales a la tierra. Según la Constitución, los pueblos indígenas tienen derecho a la posesión permanente de las tierras que ocupan tradicionalmente ”, dijo Francisco. Esta declaración refuerza la relevancia y necesidad de defender el derecho de los Pueblos Indígenas a sus territorios.
Pleno de los cinco poderes
A las 15 horas tendrá lugar la sesión plenaria de los Cinco Poderes, que se realizará para promover un análisis de la situación de los poderes Legislativo, Ejecutivo, Judicial, Popular y Espiritual. Por la noche, los Pueblos Indígenas se reunieron para celebrar una Pajelança: un ritual religioso para reforzar la alianza de los Pueblos. Tras la ceremonia, Mídia Índia (@midiaindia) organizará la proyección del vídeo: “Memoria y lucha”.
“Esta plenaria que habla de los cinco poderes es muy importante dentro del campo de Lucha por la Vida y tiene un gran significado porque pasa por la discusión del legislativo, del poder judicial y del ejecutivo, pero nos recuerda al cuarto poder, que son las masas, el pueblo, que es la nación brasileña en su conjunto, no solo los pueblos indígenas, sino el pueblo brasileño que es el cuarto poder. Y entonces consideramos el quinto poder como el poder espiritual. Las divinidades que gobiernan nuestras vidas, gobiernan las comunidades, dan poder en tiempos de dificultad contra las invasiones, los mineros, las empresas madereras, contra proyectos y leyes injustas, contra todas las enfermedades del hombre y los peligros espirituales, como la pandemia”, dice Marcos. Sabaru, asesor político de Apib.
20/Ago/2021
Movilización invita a indígenas vacunados y sigue protocolos sanitarios contra el Covid-19, en Brasilia
La Articulación de Pueblos Indígenas de Brasil (Apib), asociada a todas sus organizaciones regionales, inaugura este domingo (22) la movilización nacional ‘Lucha por la vida’, en Brasilia. Las actividades, que se extenderán hasta el 28 de agosto, tienen como objetivo defender los derechos indígenas y promover manifestaciones contra la agenda anti-indígena que avanza en el Congreso Nacional y el Gobierno Federal. La movilización también se centrará en el juicio sobre la Tesis del Marco Temporal ante la Corte Suprema de Brasil (STF), que se espera retomar el 25 de agosto y puede definir el futuro de la demarcación de tierras indígenas.
El movimiento indígena denuncia constantemente el agravamiento de la violencia contra los pueblos indígenas dentro y fuera de sus territorios tradicionales. Apib y todas sus organizaciones regionales de base difunden esta información a la prensa, en las redes sociales y formalizan denuncias en instancias legales nacionales e internacionales. En la fecha que marca el Día Internacional de los Pueblos Indígenas, el 9 de agosto, Apib presentó una declaración inédita ante la Corte Penal Internacional (CPI) para denunciar al gobierno de Bolsonaro por los delitos de Genocidio y Ecocidio.
“No podemos permanecer en silencio frente a este escenario violento. No es solo el virus Covid19 el que está matando a nuestro pueblo y por eso decidimos una vez más marchar a Brasilia para seguir luchando por la vida de los pueblos indígenas, por la Madre Tierra y el futuro de la humanidad ”, enfatiza Sonia Guajajara, una de las Coordinadoras ejecutivas de Apib.
La movilización organizará siete días de actividades en la capital federal, con una intensa agenda de plenarias, audiencias políticas con los órganos y embajadas del Gobierno Federal, marchas y manifestaciones públicas. Durante este período, los indígenas de todas las regiones de Brasil estarán acampados en la Praça da Cidadania.
El campamento contará con un intenso programa de debates políticos y eventos culturales. Todas las actividades cuentan con un equipo de comunicación colaborativa formado en su mayoría por indígenas. “Es necesario dar visibilidad y amplificar las voces del movimiento indígena en su conjunto. En este escenario de tantas amenazas, la comunicación juega un papel clave y estaremos uniendo fuerzas en este campamento ”, enfatiza Erisvan Guajajara, coordinador de Media India.
Cuidados con la sanidad
El Campamento Lucha por la Vida ha desarrollado protocolos sanitarios dedicados a reforzar todas las normas existentes y recomendadas para combatir el Covid19. El equipo de salud del campamento incluye profesionales indígenas y cuenta con el apoyo de la Asociación Brasileña de Salud Colectiva (Abrasco), la Fundación Oswaldo Cruz, la Clínica de Salud Indígena de la Universidad de Brasilia (Asi / UNB) y el Hospital Universitario de Brasilia (HUB). ).
“Las recomendaciones de salud comienzan desde el momento en que las delegaciones se movilizan para salir de sus territorios. Apib propone la invitación de personas que ya tienen su cobertura de vacunación completa ”, explica Dinamam Tuxá, uno de los coordinadores ejecutivos de Apib.
El primer día del campamento (22) está dedicado a la llegada de las delegaciones y la realización de pruebas masivas para Covid-19 como parte de los protocolos sanitarios para la movilización.
El lunes (23) las actividades están dedicadas a actualizaciones políticas con líderes de todo el país. “Los Cinco Poderes” es el nombre del plenario que se realizará para promover un análisis de la situación actual de los poderes legislativo, ejecutivo, judicial, popular y espiritual. En este día también están previstos rituales y exhibiciones audiovisuales.
Futuro
La agenda más central de la movilización Lucha por la Vida está relacionada con el juicio del STF, que se espera sea el proceso más importante del siglo para la vida de los pueblos indígenas. La Corte analizará la acción de reintegración de posesión interpuesta por el gobierno de Santa Catarina contra el pueblo Xokleng, referida a la Tierra Indígena Ibirama-Laklãnõ (TI), donde también viven los pueblos Guaraní y Kaingang.
Bajo el estatus de “repercusión general”, la decisión final proferida por la sentencia servirá de directriz para el gobierno federal y todas las instancias del sistema de justicia brasileño, así como una referencia a todos los procesos, trámites administrativos y proyectos legislativos en materia indígena y procedimientos de demarcación de tierras.
“Los pueblos indígenas experimentan un contexto político profundamente adverso bajo la administración de Bolsonaro, el primer presidente electo con una oposición declarada contra los pueblos indígenas. Pronto empezó su gobierno, firmó varios actos que atentan contra la Constitución y los Tratados Internacionales que protegen a las comunidades indígenas y sus territorios. Es importante señalar que, en este contexto de pandemia, es fundamental reflexionar sobre el papel relevante que juegan los territorios tradicionales para mantener el equilibrio de la humanidad. Entonces, las tierras indígenas, además de proteger las formas de vida de los pueblos indígenas, son patrimonio nacional y público, lo que contribuye a mantener el equilibrio climático ”, enfatiza Eloy Terena, coordinador jurídico de Apib en su artículo sobre el juicio de la Corte Suprema (acceda al texto completo aquí)
En este sentido, la programación del campamento Lucha por la Vida los días 24 y 25 de agosto está dedicada a discusiones, actos y manifestaciones relacionados con el juicio, en apoyo a los magistrados de la Corte Suprema y contra la Tesis Milestone.
Los días siguientes al juicio darán paso a debates relacionados con las elecciones de 2022 y al fortalecimiento de las redes de apoyo a las luchas de los pueblos indígenas. La salida de todas las delegaciones está prevista para el 28 de agosto.
Consulte algunos detalles de la programación aquí.
16/Ago/2021
foto: Juliana Pesqueira / Proteja Amazônia
Descarga el documento aquí
BRASÍLIA, 16 de agosto de 2021 – La Articulación de los Pueblos Indígenas de Brasil (Apib) lanza hoy (16) su Dossier de Denuncias Internacionales. El documento reúne una serie de datos e información que demuestran que Bolsonaro ha elegido a los pueblos indígenas como enemigos de su gobierno y convertido sus discursos de odio en política de Estado. El documento también relaciona las acciones y omisiones de Bolsonaro con el aumento de casos de violencia y conflicto en territorios indígenas.
La iniciativa es parte de la estrategia de Apib para expandir el conocimiento internacional sobre la situación de emergencia que viven los Pueblos Indígenas en Brasil. La semana pasada, la Articulación presentó una denuncia ante la Corte Penal Internacional de La Haya, pidiendo la investigación de Bolsonaro por los delitos de genocidio y ecocidio. Ahora, el dossier presenta una perspectiva de amplio análisis, para exponer al mundo la agenda anti-indigenista que avanza en Brasil.
Como afirma un extracto del Dossier, la agenda de la violencia contra los pueblos está “orquestada con la participación directa del Poder Ejecutivo, avanza rápidamente en el Congreso Nacional y alcanza decisiones que pasan por las manos de los ministros de la Corte Suprema de Brasil, el SupremoTribunal Federal (STF), y también por otras instancias del Poder Judicial “.
El documento será publicado en un evento en línea, que comienza a las 12:00 pm (hora de Brasilia), con la participación de Sônia Guajajara y Dinamam Tuxá, de la coordinación ejecutiva de APIB, Eloy Terena, coordinador del departamento jurídico de la institución. Ana Patté, del pueblo Xokleng de Santa Catarina, también participa en el evento para informar sobre la trayectoria de los conflictos en la Tierra Indígena Ibirama-Laklãnõ, cuyo caso será analizado por la Corte Suprema el 25 de agosto y tiene carácter de “repercusión general”. , lo que hace de esta una decisión impactante para el futuro de la demarcación de Tierras Indígenas en Brasil.
Mira la actividad de lanzamiento:
Página de Facebook de APIB
09/Ago/2021
Imagen: Ueslei Marcelino/Reuters
Por primera vez en la historia, los pueblos indígenas se dirigen directamente al tribunal de La Haya, con sus propios abogados, para defender sus derechos.
Brasilia, 9 de agosto de 2021 – La Articulación de Pueblos Indígenas de Brasil (Apib) presentó, este lunes (9), una declaración ante la Corte Penal Internacional (CPI) para denunciar al gobierno de Bolsonaro por Genocidio. En la fecha que marca el Día Internacional de los Pueblos Indígenas, la organización solicita a la Fiscalía de la Corte que examine los crímenes perpetrados contra los pueblos indígenas por el presidente Jair Bolsonaro desde el inicio de su mandato, en enero de 2019, con especial atención al período de la pandemia de Covid-19.
Con soporte en los precedentes de la CPI, Apib exige una investigación por crímenes de lesa humanidad (artículo 7. b, h. K del Estatuto de Roma – exterminio, persecución y otros actos inhumanos) y genocidio (artículo 6. B yc del Estatuto de Roma – causando graves daños físicos y mentales e infligir deliberadamente condiciones destinadas a la destrucción de los pueblos indígenas). Por primera vez en la historia, los pueblos indígenas se presentan ante la CPI, con el apoyo de abogados indígenas, para defenderse de estos crímenes.
El comunicado está compuesto por varias denuncias de líderes y organizaciones indígenas, documentos oficiales, investigaciones académicas y notas técnicas, que llegan a demostrar la planificación y ejecución de una política anti-indígena explícita, sistemática e intencional encabezada por Bolsonaro.
“Creemos que hay hechos en curso en Brasil que constituyen crímenes de lesa humanidad, genocidio y ecocidio. Ante la incapacidad del sistema de justicia en Brasil para investigar y juzgar estas conductas, las denunciamos ante la comunidad internacional, a través de la Corte Penal Internacional ”, destaca Eloy Terena, coordinador legal de Apib.
Según un extracto de la comunicación, “el desmantelamiento de las estructuras públicas de protección social y ambiental, y también de las destinadas a proteger a los Pueblos Indígenas, resultó en la escalada de invasiones en Tierras Indígenas, deforestación e incendios en biomas brasileños, y también en el aumento de la minería ilegal en los territorios “.
Para APIB, los ataques contra los pueblos indígenas y sus territorios fueron alentados por Bolsonaro en varias ocasiones a lo largo de su mandato. Los hechos que evidencian el proyecto anti-indígena del Gobierno Federal van desde la negativa explícita a demarcar nuevas tierras, pasando por proyectos de ley, decretos y ordenanzas que intentan legalizar actividades invasoras, estimulando conflictos.
“Apib continuará defendiendo el derecho de los pueblos indígenas a existir en su diversidad. Somos pueblos originarios y no nos rendiremos al exterminio ”, enfatiza Eloy, uno de los ocho abogados indígenas que suscribieron el comunicado.
La denuncia enviada a la CPI, fue apoyada por el Colectivo de Defensa de los Derechos Humanos – CADHu y la Comissão Arns, que presentó, en 2019, otra declaración ante la Fiscalía de la CPI contra Bolsonaro, actualmente en revisión en la corte.
Agosto indígena
“Hemos estado luchando todos los días durante cientos de años para asegurar nuestra existencia y hoy nuestra lucha por los derechos es global. Las soluciones para este mundo enfermo provienen de los pueblos indígenas y nunca nos quedaremos callados ante la violencia que estamos sufriendo. Enviamos este comunicado a la Corte Penal Internacional porque no podemos dejar de denunciar la política anti-indígena de Bolsonaro. Tiene que pagar por toda la violencia y la destrucción que está liderando ”, dice la coordinadora ejecutiva de Apib, Sonia Guajajara.
Según la coordinadora, el mes de agosto estará marcado por las movilizaciones de los pueblos indígenas que luchan por sus derechos. Destaca el campamento ‘Lucha por la vida’, programado para realizarse entre el 22 y el 28 de agosto, en Brasilia. “Volveremos a ocupar la capital federal para evitar retrocesos contra los derechos de nuestros pueblos”, refuerza Sonia.
“Alertamos a la Corte Penal Internacional sobre la escalada autoritaria en curso en
Brasil. El ambiente democrático está en riesgo ”, dice Dinamam Tuxá, coordinadora ejecutiva de Apib, recordando los proyectos de ley que se encuentran en el Congreso Nacional de Brasil analizan y representan graves amenazas para los derechos indígenas, y también la sentencia del Tribunal Supremo (STF) sobre la Marca Temporal. , que puede definir el futuro de los pueblos indígenas.
“Hacemos un llamado a la acción en Brasilia, en medio de una pandemia, porque hoy la agenda anti-indígena del Gobierno Federal representa una amenaza más letal que el virus Covid-19. Las vidas de los pueblos indígenas están vinculadas a sus territorios y nuestras vidas están amenazadas. Nos movilizaremos en las comunidades, en las ciudades, en Brasilia y en la corte de La Haya para responsabilizar a Bolsonaro y luchar por nuestros derechos ”, destaca Tuxá.
“Los pueblos indígenas permanecerán vigilantes, como lo han hecho históricamente. Es deber del gobierno federal brasileño respetarlos, como expresión fundacional de un Estado Constitucional de Derecho ”, señala un extracto del documento enviado a la CPI.
PUNTOS DE ATENCIÓN
- El 19 de noviembre de 2019, el Colectivo de Defensa de los Derechos Humanos – CADHu y la Comisión Arns presentaron un comunicado por incitación al genocidio y crímenes de lesa humanidad perpetrados por Jair Bolsonaro contra pueblos indígenas.
- Durante el segundo semestre de 2020, Apib y la Clínica de Litigio Estratégico en Derechos Humanos de la Fundación Getúlio Vargas, São Paulo, realizaron talleres con abogados, líderes, estudiantes, expertos y socios de Apib indígenas sobre la jurisdicción de la CPI.
- Poco después, la APIB lanzó un llamado a los líderes y organizaciones de base para que envíen denuncias por violaciones de derechos, especialmente en el contexto de la pandemia. Estos informes se incorporaron en gran medida en el comunicado a la CPI.
- Los encuentros abordaron temas como la jurisdicción penal internacional y sus críticas, los crímenes del Estatuto de Roma, el proceso ante la CPI, el rol de las víctimas en la construcción de casos, la admisibilidad y la agenda de la Fiscalía.
- En diciembre de 2020, la Fiscalía de la CPI informó al Colectivo de Incidencia en Derechos Humanos – CADHu y la Comisión Arns que está evaluando formalmente la comunicación enviada en noviembre de 2019.
- Durante el primer semestre de 2021, a partir de los debates en los talleres realizados en 2020, APIB inició un proceso de recolección de testimonios y datos sobre el impacto de las acciones de Jair Bolsonaro en diferentes comunidades indígenas del país.
- Los informes, emitidos directamente por los pueblos indígenas afectados, documentos oficiales, investigaciones académicas y notas técnicas conforman la evidencia de la declaración de Apib, radicada el 9 de agosto en la CPI con el apoyo del Colectivo de Incidencia en Derechos Humanos – CADHu. y la Comisión de Armas.
- El documento contiene 86 páginas solo con hechos, que están así organizados:
- Una cronología de los actos del presidente Jair Bolsonaro de agresión a los pueblos indígenas y destrucción de la infraestructura pública para garantizar los derechos indígenas y socioambientales, en la que se recopilaron los principales discursos, reuniones y proyectos administrativos, normativos, realizados directa o indirectamente por el presidente Jair. Bolsonaro;
- La descripción de las principales consecuencias de la destrucción de la infraestructura pública para garantizar los derechos indígenas y socioambientales: la invasión y despojo de tierras indígenas; la deforestación; la minería ilegal en los territorios y el impacto de la pandemia Covid-19 en los pueblos indígenas, aportando investigaciones, informes y datos.
- El informe sobre el impacto de las invasiones, deforestación, y minería ilegal en Tierras Indígenas y la propagación de la pandemia Covid-19 tuvo en pueblos indígenas aislados o con contacto reciente y en los pueblos Munduruku, los pueblos indígenas que viven en la TI Yanomami. , el Guarani-Mbya, Kaingang, el Guarani-Kaiowá, el Tikuna, Kokama, el Guajajara y el Terena.
- La APIB lleva a la jurisdicción penal internacional la voz e interpretación de los pueblos indígenas sobre los crímenes de los que han sido víctimas, hecho que en sí mismo es histórico.